La main sur le coeur, les hommes ont juré il y a un peu plus d'un an qu'on ne les y reprendrait plus. Et des initiatives ont effectivement vu le jour pour endiguer ce fléau millénaire, comme une campagne de sensibilisation (#zerosexism) et une app pour géolocaliser les agressions (Touche pas à ma pote). Certains garde-fous existaient d'ailleurs déjà avant l'affaire Weinstein mais prenaient la poussière sur une étagère de la justice, en particulier la loi contre le sexisme sur la voie publique chapeautée par Joëlle Milquet et entrée en vigueur dès 2014. Très vite cependant, ces initiatives louables ont montré leurs limites, soit qu'elles demeurent inapplicables (seulement... une condamnation en quatre ans sur base de la "loi Milquet" alors que 98% des Bruxelloises déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement de rue), soit que leur efficacité reste ...