Anvers, un matin inamical et venteux de janvier. Carrure d'armoire et grosses bagues aux doigts, lunettes en cercles et moustache aux bords raffinés, Jeroen Olyslaegers ne passe pas inaperçu dans les rues. Echange de regards, mains qui se saluent sur les trottoirs: l'homme, mi-barde mi-Viking, foule les lieux en propriétaire. A l'arrière de la gare, un passant l'apostrophe, surpris de voir un petit attroupement de journalistes, carnets de notes ouverts sous la dictée de l'écrivain: "Est-ce que tu es en train de leur faire une visite guidée de la ville d'après
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