La Vraie vie a déjà reçu le Renaudot des lycéens, le prix Filigranes, le prix du roman Fnac et le prix Première Plume. "Je n'y croyais pas du tout, a confié Adeline Dieudonné. J'avais déjà été mise à l'honneur en Belgique et les lecteurs sont là, mais de voir que mes confrères auteurs et les journalistes décident de me récompenser aussi c'est extraordinaire." Le prix Rossel représente le plus prestigieux prix littéraire belge francophone.

Adeline Dieudonné était en lice pour le prix Rossel avec Sébastien Ministru pour Apprendre à lire, Myriam Leroy pour Ariane, Sandrine Willems pour Devenir oiseau et Étienne Verhassel pour son recueil de nouvelles Les Pas perdus. Le jury était présidé par l'écrivain Pierre Mertens et composé des auteurs Thomas Gunzig, Michel Lambert, Ariane Le Fort, Isabelle Spaak, Jean-Luc Outers, Jean-Claude Van Troyen (responsable du supplément littéraire Les Livres du Soir), Daniel Couvreur (chef du service culture du Soir) ainsi que de deux libraires, Daniela Belcanto (Jette) et Tom Cambresier (Huy).

Dans La Vraie vie, la jeune héroïne de douze ans se confronte à la violence masculine dans ses rapports avec son propre père. Elle affrontera son traumatisme à travers un roman conçu comme un thriller américain, empreint de flashs cinématographiques inspirés, pour beaucoup des plus horrifiques, du maître à penser de l'auteure qu'est Stephen King.

"Peut-être que ce qui plaît aux gens c'est de se rendre compte qu'une petite fille pleine de candeur mais aussi de détermination peut changer son monde à elle et peut-être pourquoi pas changer le monde dans l'absolu", commente Adeline Dieudonné.

"Elle vit la violence, mais elle ne la subit pas. Elle décide de lutter contre, elle refuse son statut de proie, mais sans devenir une prédatrice pour autant. Elle décide que les choses peuvent être bien plus complexes que cela et qu'elle peut devenir quelqu'un d'autre, qu'elle peut s'élever vers la science et le savoir et ne pas rester dans cette vision binaire de la réalité que son père voudrait lui imposer. Son père incarne la figure de l'ogre, l'homme violent, la domination masculine, le patriarcat...."