"Pour mettre fin à toutes les polémiques et faire cesser les pressions sur les organisateurs, j'ai décidé de retirer notre projet de tous les festivals d'été", a déclaré à l'AFP celui qui fut longtemps la figure de proue du rock français avec son groupe Noir Désir.

Le chanteur maintient en revanche toutes les dates de sa propre tournée entamée le 1er mars à La Rochelle, dont celle de ce lundi à Montpellier. Il doit donner ses dernières représentations à Paris les 29 et 30 mai.

Revenu sur le devant de la scène le 1er décembre pour la sortie de son premier album solo Amor Fati, Cantat a depuis vu les polémiques se succéder, à commencer par celle suscitée par la Une du magazine Les Inrocks auquel il accordait une interview.

Depuis, au fil de sa tournée, des voix se sont élevées pour contester sa présence dans plusieurs festivals. Deux d'entre-eux ont alors décidé de le déprogrammer.

Une pétition réunissant plus de 70.000 signatures réclamait par ailleurs la déprogrammation de l'artiste en Normandie.

Dans un entretien qui devait être diffusé lundi soir dans l'émission Stupéfiant, la mère de Marie Trintignant, Nadine Trintignant exprime son indignation de voir Cantat pouvoir se produire sur scène: "Comment se fait-il, qu'un homme où on sait qu'il a tué... Ça n'est pas un mystère. Comment ose-t-il ? Je trouve honteux, indécent, dégueulasse, qu'il aille sur scène."

Libéré en 2007 de la prison de Muret, Bertrand Cantat avait purgé plus de la moitié de sa peine après avoir été condamné à huit ans de prison par la justice pour les coups mortels portés en 2003 à sa compagne d'alors, Marie Trintignant.

L'affaire Weinstein a contribué à alimenter la polémique sur le retour artistique du chanteur.