Dix femmes figurent dans la sélection, dont la Française Marion Montaigne qui vient de publier Dans la combi de Thomas Pesquet (Dargaud).

Le Fauve d'Or récompense chaque année une BD publiée en français quel que soit son pays d'origine.

Parmi les 45 titres en compétition, on trouve ainsi Alors que j'essayais d'être quelqu'un de bien (ça et là) de l'Autrichienne Ulli Lust, Black Dog, les rêves de Paul Nash (Glénat) du Britannique Dave McKean ou encore Charlie Chan Hock Chye, une vie dessinée (Urban Comics) du Singapourien Sonny Liew (qui aura droit par ailleurs à une exposition).

La sélection sera réduite à dix titres autour du 10 janvier, a dit au cours d'une conférence de presse le directeur artistique du festival, Stéphane Beaujean.

Le jury du Fauve d'Or sera présidé par l'auteur de BD Guillaume Bouzard. Il compte notamment dans ses rangs le comédien et réalisateur Bruno Podalydès. Le Fauve d'Or sera remis dans la soirée du 27 janvier.

Huit autres prix seront décernés à Angoulême, dont le prix jeunesse (décerné le 25 janvier par un jury d'enfants âgés de 8 à 12 ans), le prix patrimoine, le prix polar, dans une sélection élargie à 70 titres.

Le Festival mettra le Japon à l'honneur. A l'occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, le FIBD entend particulièrement célébrer les auteurs de mangas et leurs créations. "La création japonaise (en matière de BD) est la plus prolixe de la planète", a dit Stéphane Beaujean.

Le mangaka Osamu Tezuka (1928-1989), surnommé le "Hergé japonais", créateur notamment d'Astro Boy, aura ainsi droit à une grande rétrospective. Une exposition autour de la série Fairy Tail de Hiro Mashima est également à l'affiche ainsi qu'une autre consacrée à l'oeuvre de Naoki Urasawa (auteur notamment de 20th Century Boys, Monster, Billy Bat, Master Keaton...). Ces deux derniers auteurs seront présents à Angoulême.

D'autres expositions mettront en scène Cosey (grand prix d'Angoulême 2017), Jacques Martin et son personnage d'Alix, Zep et Titeuf.