Karine Lalieux n'a pour l'heure fait effacer aucune fresque et a estimé à plusieurs reprises que pour elle "l'art spontané a toute sa place dans la capitale". L'échevine réalise par ailleurs un parcours de Street Art avec la collaboration de divers artistes. Quand le mur appartient à un propriétaire privé, il lui appartient de faire repeindre sa façade.

En septembre dernier, un dessin de la masturbation féminine apparaissait le long du canal, rue de Witte de Haelen. Il faisait écho au pénis géant, découvert il y a tout juste un an, sur la façade d'un bâtiment de l'avenue du Parc à Saint-Gilles. Un acte de pénétration orne également la rue des Poissonniers en plein centre, et un anus toise les passants quai à la Houille. Ces dessins à caractère explicite ne sont pas signés. Bonom, l'artiste qui a pignon sur rue à Bruxelles en matière de fresques remarquables, a, lui, réalisé avec une pudeur plus sensible un vieux monsieur malade nu à la porte de Hal et une femme allongée en train de se caresser à la place Stéphanie.

Les fresques à caractère violent, comme celle qui revisite "Caravage" sur les quais ou celle d'une personne pendue par les pieds et éventrée rue des Brigitinnes, ont également été tolérées par la Ville de Bruxelles.